REMÈDE MIRACLE ?

Visite à l’urgence

Ma jambe gauche me fait souffrir, j’ai peine à me déplacer. Qu’est-ce qui ne va pas ? Est-ce encore la prothèse qui fait défaut ou si c’est le genou qui à son tour est « plein d’arthrose» comme me l’a souligné ma médecin de famille ? Je me suis résigné à opter pour le fauteuil roulant ne voulant pas solliciter davantage ma hanche droite qui a été reconstruite il y a quelques années. J’essaie une tylénol ; mauvaise réaction, aucun soulagement. Comme l’on m’a enseigné que l’incertitude est mauvaise conseillère, pour savoir à quoi m’en tenir, je fais la démarche pour rencontrer ma médecin de famille. Réponse du secrétariat : «Téléphonez dans un mois pour obtenir un rendez-vous.»

thumbnail_IMG_0459[1].jpgJe décide alors d’aller à l’urgence. La jeune médecin détecte que c’est le genou qui est à l’origine de la douleur et décide de me donner une injection de cortisone. Avant de se faire, il faut passer une radiographie afin de déterminer s’il n’y aurait pas une contre indication. Réflexion : « bonne idée l’urgence ; dans une clinique, la radio aurait été tout un branlebas. En effet, l’on m’aurait donné une prescription pour un endroit où les mêmes radiologistes qu’à l’hôpital sont en service. De plus, il faut se présenter tôt le matin si l’on veut espérer obtenir sa radiographie dans la journée. Oui vraiment, c’est une bonne idée d’être allé à l’urgence. L’état de mon genou permet l’injection de cortisone. La médecin de l’urgence insiste pour que je prenne un rendez vous avec ma médecin de famille qu’elle connait puisqu’elle pratique dans la même clinique.

Rendez-vous avec ma médecin de famille.

Sur le chemin du retour nous arrêtons à la clinique, le secrétariat répond que l’on va me contacter dans la journée. Quelques jours plus tard, je finis par recevoir un téléphone de ma médecin de famille. La douleur s’est quelque peu estompée, mais s’intensifie après quelques pas ou si je demeure quelques minutes debout. Il n’est pas possible de donner une autre injection avant une couple de mois. Il est préférable de marcher et de ne pas utiliser le fauteuil roulant car il y aurait danger d’ankyloser. Elle me conseille de mettre de la glace ou du Voltarin, un puissant analgésique. L’état de mon genou ne justifie pas une intervention chirurgicale. Elle pourra intervenir si la douleur s’intensifie, signe que la cortisone n’a pratiquement plus d’effet. Je pourrais lui téléphoner et elle pourrait me donner un traitement entre deux patients.

En conclusion devrais-je m’habituer à cette douleur qui me guette constamment ? «Bon je vais essayer le Voltarin.» Résultat : une vive douleur ; la plus intense que j’ai eu depuis que ce mal est apparu. Une fois l’effet de ce «médicament» terminé, la douleur diminue et revient comme avant. Alors que vais-je faire ? Oui je suis un familier de la douleur. J’ai l’habitude de dire : «La douleur et moi nous nous connaissons depuis longtemps.» «C’est certain qu’il me faut réactiver tous mes mécanismes mentaux, toutes mes astuces qui tentent de déjouer ces douleurs persistantes.» Tout de même, il faut être réaliste et humble devant ce mal. Il ne faut pas le nier et prendre les mesures qui s’imposent pour qu’il ne perturbe pas ma vie au point de paralyser mes activités. Il faut rester positif.

Remède ou placebo ?

Aloes de Roger.jpg
Aloès liquide de Roger

Quelques jours passent et voici que la douleur revient aussi intense qu’avant l’injection de cortisone. Alors, semble-t-il que je n’aurai d’autre avenue que de téléphoner à ma médecin de famille et lui demander d’intervenir. Mais voilà-t-il que dans ma salle de bain je remarque ce contenant que m’a donné mon ami Roger il y a déjà un certain temps. C’est de l’Aloès en gel à 100% pur peut-on lire sur l’étiquette. «Tiens si j’essayais cela, il n’y a rien à perdre. Après tout les vertus thérapeutiques de l’Aloès sont bien connues et reconnues.» Roger lui, ne jure que par l’Aloès, il en boit quotidiennement. De plus, il l’utilise comme un onguent chaque fois que le besoin se fait sentir. C’est un ancien missionnaire du Brésil qui lui a conseillé de se soigner à l’Aloès et depuis ce temps-là il en ressent les bienfaits.

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Aloès . Source Google Chrome

Il n’est pas particulièrement dans mes habitudes de faire usage de thérapies alternatives, ni de remèdes grand-mère, ni du docteur Google, ni de médecines douces, ni de produits naturels quoique que je n’en rejette pas systématiquement les bienfaits. Je ne nie pas le bien fondé de prendre sa santé en main. J’y crois surtout en mode préventif comme se tenir loin de certaines dépendances et de manger bio autant que possible. Cependant, ma philosophie thérapeutique est de m’en remettre aux personnes dont c’est la profession de prendre notre santé en charge et de collaborer avec eux. Ainsi, si l’on me prescrit tel médicament, eh bien il me faut suivre la prescription à la lettre.

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Aloès en gel à 100%

Mais cette fois-ci, pourquoi ne pas essayer, il n’y a rien à perdre. Dès la première application, la douleur diminue. Je continue le traitement journellement. La douleur n’est pas revenue et cela fait pas loin de trois semaines que j’utilise ce médicament. Alors «je touche du bois» en espérant qu’il s’agit d’un vrai médicament et non d’un placebo. Et même si c’était un placebo, si ça fonctionne, pourquoi ne pas continuer.

Louis Trudeau                                                                             4 décembre 2018

 

 

 

 

3 commentaires sur “REMÈDE MIRACLE ?

  1. Très cher cousin Louis,
    Ta valeur d’écrivain de tous les jours ne se dément pas! Avec un sujet banal comme un mal de genou, on te lit, grâce à ta verve, comme si on lisait un roman policier à haut niveau de suspense!

    Effet placebo? Peut-être, mais cet effet est maintenant reconnu comme réel et valable, si c’était le cas.

    En effet, le corps peut s’auto-guérir et si on déclenche le mécanisme de guérison, peu importe la façon, le résultat est là. Pour qu’un médicament en recherche soit reconnu efficace pour tous, il faut un taux d’amélioration de plus de 30% car l’effet placebo peut aller jusque là.

    30% de guérison ou de réduction de douleur, ce n’est pas rien!

    Dans un autre domaine, tu as écrit plusieurs fois « ma médecin » pour nous signifier que c’est une femme…quand j’entends ce choix de mots, les oreilles m’écorchent…toi un ardent défenseur du français, tu tombes dans le piège du « socialement correct ».

    Tu confonds le sexe des individus avec le genre des mots. Hélas, le français nous trompe puisque dans les deux cas on parle de féminin et de masculin. Pourquoi une table est du genre féminin et un navire du genre masculin? Je ne sais pas, mais c’est leur genre, pas leur sexe alors qu’une femme est de sexe féminin et un homme de sexe masculin. Ceci étant, le travail d’une personne est une fonction, comme une table est un objet.

    Il n’y a pas de relation entre une fonction et la personne qui la pourvoie. Une vigie dans le haut d’un mat d’un navire a presque toujours été un homme.

    Alors que maintenant les femmes sont dans toutes les sphères de la société, pourquoi faudrait-il se mettre à parler comme des anglophones qui ne maîtrisent pas le « genre » en français et qui vont dire « le table et la navire… »

    Voilà ma part au débat sur le français qui est une si belle langue mais qu’on meurtrie par toutes ces concessions au féminisme. L’important chez ton médecin, ce n’est pas que ce soit une femme, il me semble, mais qu’elle soit compétente et en cette matière le sexe de la personne ne nous éclaire pas tellement.

    Ton genou continue-t-il a bien se porter?

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    1. Bonsoir Paul-Émile

      Merci pour tes commentaires. Il m’est agréable de lire de ta part que mon écriture est stimulante.

      Pour ce qui est du français, tout comme toi, j’attache beaucoup d’importance à bien utiliser notre langue. J’avoue que la question de ma médecin me laisse quelque peu perplexe. Dans ce texte, il était important pour moi de souligner qu’il s’agit d’une femme. À mon avis, les femmes médecins ne traitent pas ce genre de problème de la même façon que les hommes, du moins pas la mienne. Je suis allé voir sur internet. Les avis sont partagés. Certains acceptent que l’on dise une auteure, une professeure, mais lorsqu’il est question de médecin, il y a un os car dire : une médecine ça ne va pas, n’est-ce-pas. Alors comment résoudre le problème. Certains optent pour doctoresse. Ceci ne me convient pas car le doctorats ce n’est pas uniquement pour la médecine. Alors la solution pourrait être d’utiliser un vieux mot qui nous vient du moyen âge à savoir : médecienne. Médecienne, tient nous pourrions innover ; pourquoi pas !

      Bonne fin de soirée Cousin Louis ________________________________

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