VIVE LE SAXOPHONE

Jouer du saxophone

Certains jouent du piano, d’autres préfèrent le violon ou encore la guitare, mais Josée elle, c’est le saxophone. Certains aiment les instruments à vent, d’autres aiment pianoter, certains aiment jouer de l’archet, d’autres gratter les cordes, Josée elle, préfère souffler dans son instrument en cuivre.

Posséder son propre instrument

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Josée

Ayant pratiqué durant plusieurs mois avec un instrument généreusement prêté par une amie de Judith sa fille, Josée, après y avoir mûrement réfléchi, a pris la décision de posséder son propre saxophone. Pour se le procurer, il faut se rendre à Montréal au seul magasin spécialisé dans ce domaine dans tout le Québec. Puis en cours de route, Josée s’est mise à y penser. En effet, on ne se procure pas un tel instrument sans une certaine appréhension. «Je choisirai celui qui me convient, car une fois la décision prise, il est difficile de revenir en arrière. Mais il y a le prix. Non il ne faut pas prendre le moins cher. Cela pourrait me causer de la frustration et risquer de me faire abandonner mon rêve d’avoir le plaisir de m’exprimer via mon instrument de musique. Alors, il faut choisir celui qui me convient quitte à faire des sacrifices sur d’autres fronts de mes activités tel des soirées au cinéma ou des sorties au restaurant. Bon ce ne sont pas de si grands sacrifices, je pourrai demeurer à la maison et pratiquer avec satisfaction ma musique préférée. Oui je vais choisir celui qui me plaira le plus.»

 

 C’est dans cet état d’esprit que Josée se présenta chez le marchand et alla faire un essai dans une cabine insonorisée oui, mais qui tout de même laisse passer le son chez la cabine attenante. Il serait donc plus exact de parler d’une cabine partiellement insonorisée. Dans la cabine voisine, un membre de l’orchestre symphonique de Montréal s’exerçait à expérimenter un hautbois, instrument dont il est maître, ce qui laissa Josée quelque peu perplexe, mais le maître du hautbois dans la gentillesse de sa connaissance de la musique se mis à communiquer par son instrument avec Josée et initia ainsi un dialogue entre musiciens ce qui encouragea Josée à choisir l’instrument qu’elle préférait.

Revenue à la maison, c’est avec une joie non dissimulée que Josée commença à pratiquer avec son nouvel instrument. Bon pour pratiquer avec un tel instrument, il faut s’enfermer dans un garde robe comme le faisait Jessie chez ses parents ou attendre que les autres occupants du domicile aient quitté les lieux comme c’est le cas pour Josée ou, si possible, s’installer dans la cave. C’est avantageux de demeurer dans un rang avec des voisins situés à une certaine distance car ça ne doit pas être facile de pratiquer le saxophone dans un trois et demi en milieu urbain surtout si l’on n’a pas l’air conditionné et que la chaleur de l’été nous enjoint d’ouvrir les fenêtres.

D’où vient le saxo ?

Les Belges leur histoire1901.png
Source : Les Belges, leur histoire.

Plusieurs instruments viennent de la nuit des temps et se sont imposés petit à petit subissant plusieurs transformations. Lorsqu’enfant Mozart entendait sa musique dans son cerveau, c’est sur un clavecin peut-être même une «épinette», ancêtres du piano, qu’il la transposait. Le saxophone lui, nous est venu d’un seul trait, il fut inventé de toute pièce par Adolphe Sax et breveté en bonne et du forme le 21 mars 1846. M. Sax, fabriquant d’instruments de musique cherchait constamment à les améliorer, c’est ce qui l’amena à fabriquer son célèbre saxophone. Il s’exprima ainsi : «J’ai voulu créer un instrument qui par le caractère de sa voix, pût se rapprocher des instruments à cordes, mais qui possédait plus de force et d’intensité que ces derniers.» Le saxo dans l’esprit même de son concepteur est donc venu combler une lacune parmi les instruments de musique «unissant cordes, bois, cuivres et percussions,» Alphonse Sax développa sept variantes de son saxophone dont le plus utilisé est la version ténor.

 

L’intérêt du saxophone

Le saxophone est un instrument complexe qui bien que métallique, c’est-à-dire fabriqué en laiton ou en cuivre, fait partie de la famille des bois parce qu’il produit les notes par la vibration d’une anche en bois contre le bec. L’anche du saxophone est une lamelle en bois battante et simple, donc d’une seule pièce. Pour les pistons, il ressemble à la clarinette. C’est également un instrument à vent, qui de toute évidence, origine de la cage thoracique du ou de la musicienne. Tiens, inviter un ami à jouer du saxophone, ce serait possiblement une bonne stratégie pour le convaincre d’abandonner la cigarette.

Jouer du saxophone a certainement de l’impact sur la personnalité. Il projette un sentiment d’assurance et de puissance. Il permet de se faire entendre et respecter ainsi que d’avoir son moment de gloire par les solos qu’on se doit de lui accorder. Ça donne certainement de la prestance. Il a son identité propre.

La place du saxo.

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Le saxo de Josée

Énumérer tous les instruments de musique prendrait des pages. Ils vont du plus simple comme la musique à bouche ou la guimbarde qui s’insère dans la poche d’un pantalon aux plus complexes comme l’orgue qui ne peut pratiquement être installé que dans des lieux publiques comme des églises. Certains de ces instruments nous sont venus des temps immémoriaux pour parvenir jusqu’à nous. Certains sont fabriqués tout simplement avec un morceau de roseau ou de bambou, mais d’autres exigent d’être fabriqués par des artisans exceptionnels. Nous connaissons tous les Stradivarius et chez nous les orgues Casavant.

 

Dans l’histoire des instruments de musique, le saxophone s’est taillé une place à part. Au départ, dans les orchestres symphoniques, il fut plutôt mal accueilli, un peu comme un intrus désinvolte qui n’y avait pas sa place. Aujourd’hui, il est devenu un incontournable avec son timbre bien à lui. «On peu penser aussi aux grands compositeurs comme Bizet, Berlioz, Ravel et Debussy qui ont su reconnaître les possibilités remarquables du saxophone et son timbre particulier, en l’intégrant dans leurs œuvres.[…] Il demeure l’instrument le plus entendu en musique contemporaine en tant que soliste et aussi dans la musique de chambre. En jazz il est l’instrument préféré de tous les temps.»(Saxoweb Québec)

Les olympiques avec la musique.

Serait-il possible d’insérer la musique dans les olympiques, de la mettre sur un pied d’égalité avec les performances sportives ? Ce serait, il me semble, un progrès considérable dans l’histoire de l’olympisme. On y reconnaîtrait non seulement les performances du corps, mais également celles de l’esprit. Ne peut-on pas dire qu’à cause des scandales reliés au dopage, le mouvement olympique bat actuellement de l’aile. Y intégré les performances musicales au même niveau que les performances sportives lui donnerait certainement un nouvel élan et des lettres de noblesses supérieures. Il y aurait un intérêt renouvelé dans la population.

Il serait possible d’élaborer un long réquisitoire pour démontrer l’intérêt d’un tel développement universel, presqu’une révolution. Soulignons quelques avantages que l’on pourrait en retirer. Les performances sportives et culturelles font déjà bon ménage dans certaines disciplines, il faudrait renforcer ce volet des olympiques en mettant davantage d’accent sur le volet musical. Par exemple en nage synchronisée ou en patinage artistique la prestation sportive pourrait s’exprimer sur une musique nouvellement composée. De plus les cérémonies d’ouverture et de fermeture trouvent déjà leur solennité dans la musique et Dieu sait qu’elles sont l’apogée des jeux.

Les olympiques sportives frôlent une certaine forme d’âgisme car la grande majorité des disciplines ne peuvent produire des champions qu’à un certain âge qui se situe grosso modo entre 18 et 36 ans. La musique se pratique et donne des maîtres à tout âge. André Mathieu composait à quatre ans et il y a de fameux chefs d’orchestre qui ont 75 ans. De plus, de tout évidence, les pays riches gagnent la plupart des médailles et les pays pauvres ou émergents se contentent de quelques miettes ici et là, alors que la musique se développe partout sur la planète. Ainsi le rôle de pacification et de respect entre les nations que vise l’olympisme en serait fortement renforcé. De plus, on dit que la musique adoucit les mœurs, ce serait une bonne occasion de promouvoir la paix et la non violence. Ce pourrait même être une source de raffinement des personnalités dont certains chefs d’état actuels ont bien besoin. Arrêtons-nous là, il y aurait une longue dissertation à faire sur le sujet pour en démontrer la pertinence. C’est à venir. Il s’agit pour l’instant d’en lancer l’idée.

Conclusion

Ainsi les olympiques prendraient un nouvel essor. Dans les écoles, les jeunes apprendraient à développer un merveilleux équilibre entre le conditionnement physique et le conditionnement mental. Imaginez tous les meilleurs orchestres du monde réunis dans un immense stade ce serait inoubliable. La population apprendrait à connaître les virtuoses, à apprendre les noms des grands pianistes, des grands guitaristes, des grands violonistes ; ce serait merveilleux. Parmi tout ce monde, tous ces instruments, n’oublions pas le saxophone, le saxo de Josée.

 

 

 

 

2 commentaires sur “VIVE LE SAXOPHONE

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